Greek regime of the colonels

La découverte de ce complot entraîna la démission de Georges Papandréou dont le parti était largement majoritaire à la Chambre des députés. Après cette démission, les gouvernements se succédèrent sans réelle majorité.

Georges Papandréou et M. Le gouvernement Paraskevopoulos fut nommé et chargé de préparer ces élections anticipées. Mais des désaccords entre les deux partis entraînèrent sa démission. Le roi nomma M.

Ainsi, grâce? Ce journal est le seul, tout au long de la période, à évoquer la thèse du danger communiste. Pour Le Figaro, et lui seul, la dictature endiguait une menace communiste et un renversement des alliances au profit des Soviétiques. Le soutien des États-Unis est également affirmé par les opposants dans le journal. Notons que si les trois journaux apportent des éléments d'explications internes à la Grèce et à ses dirigeants 55il leur semble que les États-Unis sont également impliqués dans ces changements politiques.

Le journal ne fournit cependant aucune explication. Quel est alors le rôle des États-Unis dans la chute du régime survenu en juillet ? Celles-ci y possédaient des bases militaires. La mort de Mgr Makarios fut annoncée par la radio chypriote grecque.

Il en est de même pour Georges Ténékidès.

La mobilisation générale fut décrétée à Athènes. Le 22 juillet, un cessez-le-feu intervint entre les Turcs et les Grecs à Chypre. Pour les trois journaux, le débarquement turc relève de la seule responsabilité américaine.

Toutefois, la portée, le sens de cet événement ne sont pas le même pour les trois quotidiens. Toutefois la position du journal semble infirmer par les propos de M. Mavros, nouveau ministre des Affaires étrangères grecques, interviewé le 26 juillet.

Kissinger qui a annoncé le premier le changement qui allait se produire à Athènes? Ces propos ne laissent aucune ambiguïté sur le rôle des États-Unis dans la chute de la dictature. Cette position constitue donc une évolution de taille dans le discours du Figaro qui jusque-là niait toute intervention directe des États-Unis dans la politique grecque. La Grèce et les Grecs ne semblent pas, durant cette période, maîtres de leur destin!

Canellopoulos est totalement illégitime. L'avenir des Chypriotes proprement dits est sans doute le dernier souci des grands stratèges de la Méditerranée orientale. Et cependant, il conditionne l'état de paix ou de guerre, froide ou chaude, dans ce secteur. Un jour peut-être viendra où, l'ayant compris, des hommes politiques intègres règleront une fois pour toutes le problème en faisant de Chypre une île indépendante, neutre, totalement démilitarisée.

Que l'on ne vienne pas soulever les rapports entre les deux communautés de l'île; c'est un prétexte qui n'a aucun fondement. Les Chypriotes turcs se trouveraient parfaitement à l'aise comme minorité d'un État unifié. Ce ne sont pas eux qui font obstacle à cette solution intelligente. Ce sont les Turcs du continent qui, ayant trouvé en M. Denktash un excellent porte-parole, ambitieux et opportuniste, ont fait des Chypriotes turcs des jouets dans leurs mains. Mieux vaut une guerre qui se termine par la chute d'une dictature que le cas plus fréquent où elle se termine par la chute d'une démocratie.

D'autant que l'Europe reprend de la sorte véritablement figure civilisée depuis quelque mois.

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Avec la fin de l'ère salazarienne au Portugal, du régime des colonels en Grèce, ont été extirpés de notre continent -centre créateur, terre d'élection et principal exportateur des grands totalitarismes modernes- deux de ses chancres les plus honteux.

Il n'est pas déraisonnable d'espérer que l'Espagne évoluera prochainement dans le sens d'une certaine démocratisation. Ainsi, la dangereuse division de l'Europe non communiste en deux mondes politiquement hétérogènes semble en voie de liquidation La démocratisation du Portugal et de la Grèce, éventuellement de l'Espagne, représentera surtout une amélioration morale essentielle et mettra un terme à l'intolérable contradiction que l'existence de régimes dictatoriaux dans ces pays constituait pour les finalités même de nos sociétés.

Turkey has clearly had the better of the calculation. The status quo was already upset when Cypriots in favor of union with Greece threw out the Makarios government. While a shaky cease-fire has been arranged, it is now difficult to envision an eventual outcome that will not validate the Turkish reasoning, in effect rewarding the invasion. Of course, breaking up the status quo isn't always a bad thing, provided it's possible to get new and better arrangements.

The Cyprus situation hardly looks like one of those rare occasions. No amount of fighting is likely to resolve the tension between the Greek and Turkish Cypriot communities, which is the heart of the problem. La presse étrangère est filtrée minutieusement aux frontières et la presse grecque est étroitement surveillée et censurée Le gouvernement met en place des mesures, telles que des interdictions de parution et des amendes très lourdes, afin de dissuader la presse de rédiger des critiques à l'égard du régime Il y a aussi une absence de liberté syndicale.

Le climat de revendication est opprimé et le gouvernement interdit les grèves en De plus, le régime s'incruste dans le milieu intellectuel. Il contrôle tout, même les programmes scolaires. Des tribunaux de discipline, pouvant expulser tout étudiant ayant des activités jugées non convenables, sont implantés dans les universités Incidemment, selon Monty G.

Marshall et Keith Jaggers, entre etl'indice de démocratie passe de 7 à 0 10 étant le plus élevéalors que l'indice d'autocratie augmente de 3 à 7 Un régime autoritaire fragile Plusieurs facteurs expliquent la chute du régime des colonels. À cet effet, F. Yaprak Gürsoy démontre que la fin du régime est due à certains facteurs internes : le manque de soutien de la bourgeoisiel'absence de consolidation de la dictature et la résistance sociale D'abord, le régime avait peu de sympathisants.

La dictature s'est fondée sur ses propres perceptions, en écartant tout le reste, et a tenté de se maintenir au pouvoir sans allié politique ni populaire Incidemment, la dictature n'a pas su consolider sa légitimité au pouvoir. C'est ainsi que 10 étudiants grecs se soulèvent contre le régime en place en novembre En plus du contexte interne fragile, une crise de politique étrangère entre dans l'équation.

À l'étéla crise chypriote provoque la chute définitive du régime militaire Elle expose l'impuissance de la junte à agir, à la suite d'un coup d'État préparé par des troupes grecques contre le président de Chypre.

Military dictatorship in Greece (1967)

L'échec de cette tentative et l'intervention turque dans cette île précipitent alors la fin du régime des colonels. Par conséquent, un processus est mis en place afin d'organiser la transition du pouvoir. Des élections sont organisées le 17 novembre Elles sont remportées par une forte majorité, sièges surpar le parti Nouvelle Démocratie Puis, un référendum a lieu le 8 décembre Pour la liste complète de nos bulletins sur l'actualité, consultez la rubrique analyse.