Vaughan williams riders to the sea

The composer, inspired by folk wisdom and the world of the Spirit, open to worldly solicitations as well as to meditation, saw the play as a vehicle to highlight some aspects of his own musical heritage. In a few pages of dialogue, the score conveys a whole range of different emotions arising from the confrontation with Nature, and more particularly, from the forlorn struggle of the islanders against the sea and God, their ruler. Britten, extraits de son opéra Peter Grimescréé en En ce sens, Riders to the Sea est bien cet hymne à la mer, indomptable, indomptée — oriflamme spirituelle et universelle — qui unit, dans la vie ou dans la mort, les marins de toutes les nations.

Synge, Riders to the Seapubliée en septembre dans la revue Samhain 11 et représentée pour la première fois le 25 févrierà Dublin puis, en mars, à Londresoù elle fut accueillie avec succès.

Le désir de ce voyage au pays du soleil couchant doit venir lentement.

Vaughan williams riders to the sea

Toutes trois sont situées à quelque trente milles de Galway 19à la hauteur du centre de la baie, mais elles ne sont pas loin des falaises du comté de Clare, au sud, non plus que de la pointe du Connemara, au nord. Soucieuses de ne pas inquiéter leur mère, elles cachent les habits rapportés par le jeune recteur, dans le grenier à tourbe. Maurya sort de sa chambre et tente de persuader son plus jeune fils, Bartley, de ne pas prendre la mer.

Vaughan williams riders to the sea

En pourrissant, cette mixture a permis de fertiliser le sol et a rendu possible la culture de pommes de terre. Par ailleurs, les îliens récoltent le seigle pour la paille destinée à la chaume des toits. Ils sont tous partis maintenant, plus rien que la mer puisse me faire. Relevons que Vaughan Williams dispense Maurya de ce chant funèbre, et le confie seulement à la cadette, au contraire de Synge qui, dans sa pièce, le délègue à toutes les femmes. De même, il écarte de son livret toutes les indications mentionnant sa présence.

Je vous adjure, filles de Jérusalem, si vous trouvez mon bien-aimé, que lui direz-vous? Maurya tombe à genou. Une bourrasque venant du sud ouvre la porte et le bruit de la mer se fait à nouveau entendre, mais comment la force des éléments pourrait-elle encore inquiéter les consciences? They are all together this time, and the end is come.

And may He have mercy on my soul and on the soul of everyone left living in the world. Michael has a clean burial in the far north, by the grace of the Almighty God. Bartley will have a fine coffin out of the white boards, and a deep grave surely. What more can we want than that? No man at all can be living for ever, and we must be satisfied.

Les voilà ensemble à présent, la fin est venue. Michael a eu un enterrement propre là-haut dans le nord, par la grâce du Seigneur Tout-Puissant. Trente ans plus tard, le compositeur canadien, Lorne Matheson Bettsproposa une nouvelle version de Riders to the Sea.

Quadrige, Paris: PUF, [], Après une palanquée de représentations, de Rennes à Dunkerque en passant par Troyes, où nous avons vu le spectacle, le 27 mars, la capitale a la chance de découvrir cette production, du 8 au 11 avril. Un chef-d'oeuvre d'austérité d'un impact dramatique impressionnant.

L'expression douloureuse mais économe s'y trouve portée par une écriture musicale d'une force inversement proportionnelle aux moyens mis en jeu. Vaughan Williams est assurément le grand compositeur britannique entre Edward Elgar et Benjamin Britten Si l'on écoute en enfilade ses neuf symphonies, il est possible d'être indisposé par un sentiment de pléthore.

Mais si l'on parcourt sans goinfrerie son vaste corpus, on découvre des merveilles qui vont d'austères duos pour voix et hautbois à des musiques aux efflorescences vert anis ou rose bonbon, dont six opéras. Car, contrairement à ce qui est dit et répété, l'opéra anglais n'a pas ressuscité avec le Peter Grimes de Britten en Frederick DeliusGustav Holst et quelques autres avaient déjà repris le flambeau qu'imprudemment on disait éteint depuis Henry Purcell Vaughan Williams a livré un "autre" Falstaff Sir John in Loveet un bijou nommé The Poisoned Kiss "Le Baiser empoisonné", dont l'enregistrement pour Chandos par le regretté Richard Hickox avait remporté, en France, un succès inattendu.

La production de Christian Gangneron de Riders to the Sea est d'une sévérité bergmanienne du plus juste à-propos.

Voilà un metteur en scène qui ne cherche pas à faire dire aux oeuvres autre chose que ce qu'elles disent d'évidence. Il a finement compris l'essence de cet ouvrage en un acte qui se referme mystérieusement sur lui-même par un chant de sirènes pleureuses venues déplorer la mort du dernier des fils de la pauvre Maurya, qui a perdu tous ses garçons, emportés par la mer.

Cet opéra de quelque quarante minutes est précédé des Songs of Travel "Chants de voyage",chantés vaillamment et intelligemment par Patrice Verdelet, sous la direction de Jean-Luc Tingaud, l'un des chefs de la jeune génération les plus curieux des répertoires méconnus. Du 8 au 11 avril, à 20 heures.